11/30/2012

Islande 2012 : La langue

Je m'étais plongé dans la lecture de L'islandais de poche, un petit livre pour apprendre l'islandais, aux éditions Assimil. Je n'ai jamais su parler islandais, mais je connaissais quelques tournures de base ("Je voudrais ceci.", "Merci.", "Comment vous appelez-vous ?"), et je m'en servais comme je pouvais...

L'Islandais de poche, aux éditions Assimil.

Les conversations se faisaient le plus souvent en anglais. Les Islandais parlent pratiquement tous très bien anglais. Au point que les films sont en anglais sous-titré islandais ! Une vendeuse de DVD m'a dit que les islandais n'aiment pas les doublures de voix parce que ça ne colle pas au mouvement des lèvres. En fait c'est pas que les Islandais n'ont pas les moyens de doubler les films étrangers, c'est juste qu'ils n'aiment pas ça.

Une pub pour le dernier film de Batman. Noter la place importante qu'y occupe l'anglais.

Durant ce voyage, pour la première fois de ma vie, je me suis mis à penser en plein de langues différentes : majoritairement français et anglais, mais aussi allemand et islandais. C'était trop bizarre !

L'islandais est une langue assez particulière. Il y a un nombre incroyable de déclinaisons, on décline les articles, les adjectifs et les noms, et surtout, la langue n'a presque pas changé depuis le XIIème siècle.
L'accent ressemble beaucoup à celui du français. Je dirais même que l'accent est faible, que cette façon de prononcer est, comment dire... naturelle, pas exagérée, pas artificielle.

Une des phrases que j'ai entendues le plus souvent est "Ha.". Cela veut dire "Comment ?" ou encore "Que veux-tu dire ?".

Islande 2012 : Les bains

Alors déjà, on a beau dire que l'eau islandaise a un odeur/gout d'oeuf pourri, je n'ai pas toujours eu cette impression, loin de là.
Lors de ma randonnée, j'ai pris un peu de temps pour me baigner tout nu dans une rivière... Un temps ensoleillé, un air frais, je n'ai hélas pas pu aller bien loin car l'eau était froiiiide ! J'ai tout juste réussi à avoir l'eau jusqu'aux genoux.
Les automobilistes passaient, ils n'en n'avaient que faire...
J'ai profité de cette situation pour bronzer un peu, parce que niveau bronzage, j'avais pas assuré cet été ! Évidemment, cette demi-heure de bronzage n'aura pas suffi à rattraper le temps perdu -_- .

De retour à Reykjavik, je suis allé me baigner dans la piscine près du camping. Laugadalslaug, que ça s'appelait. Alors il faut savoir que dans les piscines islandaises, les douches sont collectives, et il faut se doucher tout nu ! Tant qu'on y est, on pourrait se baigner à poil, mais l'aspect quelque peu libertin des Islandais ne va pas jusque-là. Ah oui, les vestiaires ne sont pas mixtes.
L'eau y était bien plus supportable que dans la rivière rustique, et j'ai pu m'amuser à glisser dans un long toboggan ! J'ai beau être un adulte, je continuerai à faire des jeux toute ma vie ! D'abord.

Vue sur le Blue Lagoon.

Enfin, suite à un conseil reçu dans un bar, je suis allé au lagon bleu, ce que toutes les brochures touristiques appellent "the Blue Lagoon". L'eau y est magnifique, la pierre si blanche, l'eau... chaude, parfois beaucoup trop chaude, même ! Je me rappelle m'être approché d'une certaine zone en surface, et... c'était trop chaud, il fallait que je fasse demi-tour !

Islande 2012 : Les musées

À Reykjavik, j'ai pu visiter un certain nombre de musées.

Il y avait un musée d'art qui n'avait en soi rien de bien exceptionnel en matière de peinture, sculpture... Je croyais l'entrée libre, mais en sortant, on m'a dit que c'était payant. Heureusement, on ne m'a pas fait payer :-) .

À la maison de la culture, il y avait de vieux parchemins... Cependant, le contenu ne m'a pas marqué. Je ne saurais trop dire pourquoi.

Enfin, j'ai visité le musée national. Ce fut le seul musée qui soit vraiment de qualité : deux vastes étages, des écriteaux à foison, des vestiges de l'Islande pré-chrétienne, pré-réforme protestante et post-réforme, des marteaux, des aiguilles, des entrelacs... En haut, des objets plus récents. Un bon condensé de l'histoire de la population humaine islandaise, en somme.

Il y avait bien un musée du phallus, mais le tabou du sexe a été plus fort que moi et j'ai pas été foutu d'y mettre les pieds. Pas grave, ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Au musée d'art :

Hmmm, c'est un bon début...

Ben, pourquoi y a pas de coffre qui est apparu ?

Je sais pas ce que c'est, mais ça fait peur !

Super, un mur libéré !

Au musée national :

Et ben, je savais même pas que ça existait ! Cliquez sur l'image, vous comprendrez mieux...

Islande 2012 : La faune et la flore

En Islande, il y a très peu d'arbres, et les arbres sont souvent petits. Là où il y a le plus d'arbres, c'est... dans la capitale !

Dans les plaines de la campagne du sud-ouest, on trouve beaucoup d'herbe rase. Ce sont des prés où paissent des moutons et des chevaux. Les oiseaux sont moins farouches qu'en France, on peut les approcher de plus près.

Un soir, j'ai donné de la nourriture à des oiseaux à Reykjavik : ils venaient tous vers moi !

De façon générale, la faune et la flore est moins riche qu'en France, probablement à cause du climat plus rude.

Un bois, dans la campagne islandaise.

Un autre.

Encore un autre, vu de près. Noter la petitesse des individus.

Des champignons agrégés.

Ça ne se voit peut-être pas, mais on n'en trouve pas des comme ça en France ! De façon générale, j'ai vu pas mal de plantes qui ressemblent à ce qu'on a en France, mais en différent.

Des chevaux montés.

Les mêmes avec le zoom.

Oh, la jolie mare !

Des mousses au crépuscule.

Des êtres hum... euh pardon, je voulais dire, des moutons !

Je ne sais pas si c'est un nid de guêpes ou d'abeilles,  en tout cas je l'ai trouvé dans la capitale !

Des oies sauvages. On en trouve pas mal, à Reykjavik.

Non non, il n'y a aucun trucage...

Des oiseaux qui picorent les miettes de sablés que je leur ai lancées. Ah, ça les attire... Souvent, même, ils se battent pour les avoir. L'oiseau blanc au premier plan, si ma mémoire est bonne, était assez agressif. Les pigeons étaient tout mous, et il y avait un individu bizarre, ressemblant à un canard, qui était rejeté et que j'ai du aider à trouver son morceau.

Islande 2012 : Les centrales électriques

Volet décevant du voyage. Je voulais visiter la deuxième centrale géothermique du monde, Hellisheidi. La visite coutait pas bien cher, mais on ne nous montrait même pas les machines ! À quoi ça sert d'aller sur place si c'est pour voir un Powerpoint et trois quatre schémas/vidéos qu'on aurait tout-à-fait pu trouver sur Internet !
Quittant le musée ridicule, j'achète un petit bouquin sur l'utilisation de la géothermie en Islande. Ce sera mon seul souvenir de voyage.
La centrale de Hellisheidi produit 303 MW d'électricité. Elle rejette principalement de la vapeur d'eau, ainsi que du CO2 et du H2S, cette dernière étant la molécule attachée à l'odeur d'oeuf pourri. D'ailleurs, l'eau de douche du camping de Reykjavik sentait le H2S, on n'en sortait pas puant pour autant.
Pour revenir à la centrale, il faut savoir que 2 personnes suffisent à la faire tourner. Il n'y a pas de risque d'explosion.

J'ai décidé de mettre les pieds plus près des machines, dans une zone interdite. Je n'y ai pas vu grand-chose, et ai décidé de ne pas y rester trop longtemps : vaut mieux pas se faire choper !

 De plus près, tout ce que je voyais, c'étaient des filets d'eau qui tombaient...

Panorama de la centrale géothermique Hellisheidi.

Je suis aussi passé à côté de deux barrages, probablement tous deux hydroélectriques. Celui que j'ai le plus approché s'appelle Irafossstöd. Il y en avait un autre plus en amont, du même genre, nommé Ljosafossstöd. Je n'ai là-bas eu droit à aucune explication.

Irafossstöd et ses bidouilles électroniques auxquelles je comprends rien.

Un terrain de golf près d'Irafossstöd.

Au loin, le barrage Ljosafossstöd.