11/30/2012

Islande 2012 : Les paysages

Je n'ai visité que la partie sud-ouest de l'Islande, je ne connais donc pas tous les paysages, loin de là.


Vue sur Thingvellir, le siège du premier parlement au monde. Je n'ai pas eu le temps de visiter.

À Geysir, l'eau n'est pas une grande amie ! Ci-contre, le geyser... Strokkur, il me semble. Sans cesse de la fumée...

Lui, c'est Geysir. Il a été pendant longtemps en activité, mais aujourd'hui, il est en sommeil. C'est le geyser qui a donné son nom à tous les geysers.

Putain, j'avais pris une photo de Strokkur qui jaillit, mais je la trouve pas ! Au début, ça faisait une grosse coupole bleue, puis y avait un jet d'eau blanche jusqu'à 15m de haut. Puis au bout d'environ 7 secondes, ça retombe. Même si on savait que ça se passait toutes les 7 minutes, je trouvais ça très surprenant ! Y avait plein de photographes attroupés, peut-être cherchaient-ils à prendre en photo l'évanescente coupole bleue...

 Les chutes d'eau Gullfoss.

 Toujours les mêmes. Une destination en or pour une baignade mortelle.

Un paysage typique de ma rando. Ce n'est pas désert, vous voyez euh... y a de l'herbe ! Et une route ! Quand j'ai pris cette photo, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ces films états-uniens où des personnages roulent sur des centaines de kilomètres de déserts à n'en plus finir, le soleil de plomb, le gout de la bagnole, la liberté, et enfin, le motel pour se reposer. Cette ambiance-là, quoi.

Nous voilà dans des contrées très peuplées.

 Le Langjökull, un glacier à l'horizon.

 J'ai bu là-dedans, moi ? Il me semble que oui.

 Je ne sais pas ce que c'est, en tout cas c'est très joli !

L'eau non traitée en Islande a la réputation d'être potable. J'y ai bu et n'en suis pas tombé malade. À la fin de mon deuxième jour, j'ai bu dans de l'eau avec de la vase. J'avais beau de pas ingérer la vase, ça avait quand même un gout de vase... Pas très bon. Un peu après, j'ai toussé. Cause et effet ? J'sais pas. L'arrière-gout de café de ma gourde a laissé place à celui de la vase... La matière est partout, et ça bouge !

 Oh, une crotte géante !

Une forêt islandaise. Je ne pense pas trop me tromper si je vous dit que la zone la plus boisée de l'île, c'est la cité Reykjavik.

 ... c'est quoi ça, déjà ? Le voyageur dépassé par son carnet photo...

 Oui, ce sont des arbustes. Ça pousse pas vite, ces trucs-là, en Islande.


Björk ? Comme la chanteuse ? En rase campagne ? Y a des trucs bizarres, des fois...
 Des champignons !

 Coucher de Soleil. Il est temps de tenir le carnet de voyage.

Les petits ronds sur le sol, ce n'est pas de la pierre, c'est de la mousse. Végétale. Jolie photo, vous trouvez pas ?

 Vers la centrale !

Une maison typique de la région. La plupart sont inhabitées et ne sont que des résidences d'été pour les Islandais.

 La plaine, le roc, le noir qui s'impose. J'étais dans un bus à ce moment-là.

Des rayons de Soleil au soir.

Entre Keflavik et Reykjavik, on a une immense plaine de caillasses avec un peu d'herbe rase, quelques montagnes. Lors de mon arrivée dans la capitale, le Soleil couchant, les plaines désolées, les industries et l'absence apparente de vie donnait une véritable impression de paysage de fin du monde. Désolé, j'ai pas de photo pour ça. De toute façon, je pense qu'une photo aurait été insuffisante pour faire ressentir cette ambiance.

Entre Gullfoss et Reykjavik, c'est plutôt grandes plaines d'herbes avec des montagnes. Il y a des cours d'eau un peu partout, et ils ne sont pas pollués ; on peut y boire !

Islande 2012 : La nourriture

La nourriture islandaise, c'est pas terrible, mais on tombe moins souvent dans le mauvais gout qu'en Angleterre.

Il y aurait comme une rumeur selon laquelle les Islandaises sont grosses. Que je la taise tout de suite : en proportion, il y a plus d'Islandaises grosses qu'en France, mais pas tant que ça ! Il y a peut-être 60 % d'Islandaises vraiment minces et 40 % d'Islandaises grassouillettes voire carrément grosses.
Et puis quand même : en général, quand les Islandaises grossissent, elles grossissent bien. Plutôt en épaisseur, donc ça leur fait des gros seins !

J'ai remarqué que dans les supermarchés, le rayon sucrerie est mis en valeur : à l'entrée du magasin !

Bonus, c'est la preuve vivante qu'on peut être une grande chaine et arborer la tronche d'un cochon complètement défoncé sur son logo. Bonus, c'est aussi l'assurance des prix les moins chers de l'Islande, à égalité avec les chaines Netto et Krona, m'a-t-on dit.


J'ai gouté au skyr, un yaourt très épais typiquement islandais. Très bon.

Le skyr, avec sa petite cuillère en plastique. Celui-ci était aromatisé à la framboise, et on trouve d'autres parfums...

Là-bas, ils ont des trucs chocolatés de la marque Sirius. J'ai gouté, et ben je crois que c'est le plus mauvais chocolat que j'aie jamais gouté :-( . Cela ressemblait à du chocolat au lait.

Les Islandais mangent beaucoup de hot-dogs. À 300 ISK le hot-dog (pas cher !), je n'ai pas pu m'empêcher d'en prendre à plusieurs reprises.

Je suis allé dans un restaurant nommé "73", ils m'ont servi un hamburger, un GROS hamburger, mais à y repenser, c'était pas terrible :-( .

J'ai essayé une pizza au homard. Le concept était intéressant ; la réalisation aurait pu l'être aussi s'ils n'avaient pas eu la fichue idée de rajouter de l'ail qui masque le gout ! Avec de la crème fraiche à la place de l'ail, le gout du homard aurait pu être mis en valeur...

La pizza au homard.

Dans un village paumé nommé Reykholt, j'ai pu gouter à du macareux. Très fade ; heureusement, il y avait une bonne sauce au fromage, ainsi que des herbes aromatiques.

Le truc qui m'a le plus plu, c'est ça :


Le pain à la soupe ! Assez bon marché (1500 ISK, soit 11 €), très consistant, je me suis plu à manger cette soupe aux asperges, à croquer dans le pain imbibé de soupe... Comme un plat montagnard !

J'avais voulu entrer dans un restau nommé "La maison du homard" ("Humarhusid"), mais je me suis senti terriblement mal à l'aise avec tous ces tableaux d'artistes peintres, ces lustres, ce serveur à l'air guindé... Trop luxueux, trop bourgeois, ce n'était pas pour moi. Si j'étais venu avec une petite amie qui aime bien ce genre de cadre, je l'aurais invitée, j'aurais payé pour elle, et j'aurais pris plaisir à la voir prendre plaisir à ce repas.

En Islande, je n'ai pas trouvé de mouton. Dommage, c'est ma viande préférée.
Bon, OK, pendant ma randonnée, j'aurais pu :
-trouver un pré de moutons ;
-franchir la clôture ;
-rattraper un mouton qui me fuit ;
-le mordre à la gorge ;
-le tenir fermement jusqu'à sa mort ;
-sortir mon couteau ;
-le dépecer ;
-le bouffer tout cru, tout chaud !
mais... non ^_^ .

Quand on pense Islande, on pense poisson. Las, le seul poisson que j'ai trouvé en grande surface était soit du poisson sec hors de prix (1000 ISK pour 150 g), soit... euh... des énormes sacs surgelés encore plus hors de prix, il me semble.
En même temps, j'aurais pu :
-me jeter à la mer


Du poisson sec. Très, très sec.

Avis aux cuisiniers de talent ! Allez donc en Islande prêcher la bonne parole de la cuisine de qualité !

À noter que sur le camping de Reykjavik, y avait comme un espace gratuité. Un aliment en trop ? On dépose ! Besoin d'un truc pour manger ? On regarde, on prend !
Et on faisait ça aussi pour les bouteilles de gaz !

Islande 2012 : Les transports

J'aurais bien voulu venir en Islande en bateau, depuis la Bretagne, par exemple. Malheureusement, aucun port français ne dessert l'Islande : il m'aurait fallu aller au Danemark !
J'ai donc dû prendre l'avion, avec beaucoup de plaisir quand même ^_^ .

Je suis arrivé à l'aéroport international de Keflavik, situé à 50 km de la capitale Reykjavik. J'ai dû prendre un foutu bus à 2000 couronnes islandaises (environ 14 €) pour mettre mes pieds dans la capitale qui fait environ 200 000 habitants.

Cette capitale est vaste : le deuxième jour, j'ai perdu un temps fou à faire des allers et retours pour trouver un bruleur (6000 couronnes, la saloperie, soit environ 40 € !) ; j'aurais dû prendre le bus !

À Reykjavik, le ticket de bus coute 350 ISK (ISK=couronne islandaise), soit entre 2 € et 3 €. Heureusement, il y a des forfaits à 2000 ISK pour trois jours (14 €), je m'en suis servi lors de la seconde partie de mon voyage ^_^ .

Le troisième jour, j'ai pris un bus touristique vers les chutes d'eau Gullfoss. J'ai dû claquer environ 7000 ISK pour ça. Il y avait des commentaires en anglais auxquels je ne comprenais goutte ou presque, le bus s'est arrêté à Thingvellir, à Geysir, puis à Gullfoss.

À chaque fois, on nous laissait un peu de temps pour visiter.

Une fois à Gullfoss, je commençai à marcher à pied jusqu'à Reykjavik, en passant par la deuxième (oui, deuxième, on me l'a confirmé sur place) plus puissante centrale géothermique du monde, Hellisheidi. J'avais une carte sur laquelle j'ai beaucoup compté, la boussole et la longue vue m'ont été quasiment inutiles.
À pied, dans cette zone du sud-ouest de l'Islande, on va tellemement lentement qu'on a l'impression que les paysages, c'est tout le temps pareil.
Au début de ma rando, y a des gens qui passaient en voiture, qui se sont arrêtés et ont proposé de me prendre en stop ! Foutre non, je voulais marcher !
Seulement voilà, je me suis rendu compte que j'avançais très lentement, j'avais peur d'arriver à Hellisheidi et de ne pas pouvoir la visiter, dimanche oblige.
Du coup, le troisième jour, je cherche à me faire prendre en stop.

Les Islandais ont pour la plupart des grosses voitures. Souvent des 4x4. Faut croire qu'il y en a besoin, tellement les routes sont accidentées ! En campagne, il arrive que ce soit limité à 40 km/h. L'hiver, les routes sont impraticables (la neige !), du coup, à l'intérieur du pays, on voyage par avion.

J'ai finalement réussi à me faire prendre en stop, et à retourner à la civilisation dans la ville de Selfoss. Ça faisait du bien ! Je pus enfin voir les paysages devenir mobiles, les montagnes qui défilent, finie l'impression de paysage répétitif ! Et même pas mal aux pieds ni au dos ! C'est là qu'on se rend compte que la voiture a été un réel progrès.

Le lendemain, un samedi, je pars pour Hellisheidi, puis Reykjavik. À Selfoss, après une longue attente, une femme toute seule me prend en stop. Je n'avais pourtant pas l'air très accueillant : cheveux longs et crasseux, veste noire de gros métalleux, et pas douché depuis trois jours ! Je pense que le fait que la criminalité soit quasiment inexistante en Islande rend les gens beaucoup moins méfiants.
Très sympathique, elle m'a emmené à Hellisheidi, dans la région très géothermique (de la fumée qui sort du sol !) de Hveragerdi. Visite, puis retour à Reykjavik.

Je dois admettre que les automobilistes islandais sont très déférents envers les piétons. En France, les exigences du permis de conduire sont élevées ; il est possible qu'en Islande, elles le soient encore plus.

À la fin du voyage, je suis allé me baigner au Blue Lagoon : là encore, j'ai dû claquer genre 8000 ISK. À moins de ruser, les transports sont probablement ce qui coute le plus cher lors d'un voyage en Islande...

Islande 2012 : Carnet de voyage

Bonjour à tous.

Dans la création de ce carnet de voyage numérique, je recourrai à la fois à mes notes papier et à mes nombreuses photos.

Le texte étant particulièrement long, plutôt que de raconter les choses en suivant le fil du temps, j'ai réparti la matière en différents thèmes.

En espérant vous distraire, ou qui sait, vous inspirer, par ce récit d'un voyage à 66° Nord.

Corentin Charousset

Rubriques :

  •  Les transports
  •  La nourriture
  •  Les paysages
  •  Les gens
  •  La capitale
  •  La météo
  •  Les centrales électriques
  •  La faune et la flore
  •  Les musées 
  •  Les bains 
  •  La langue 

11/28/2012

One more step and -One more step...

Ce soir, alors que j'allais en centre-ville, une femme réelle me dit :

"Moi, quand je fais des maths, j'ai l'impression de danser !...".

Ah, les joies des rencontres le long d'une ligne de tram... :-)