11/30/2012

Islande 2012 : La nourriture

La nourriture islandaise, c'est pas terrible, mais on tombe moins souvent dans le mauvais gout qu'en Angleterre.

Il y aurait comme une rumeur selon laquelle les Islandaises sont grosses. Que je la taise tout de suite : en proportion, il y a plus d'Islandaises grosses qu'en France, mais pas tant que ça ! Il y a peut-être 60 % d'Islandaises vraiment minces et 40 % d'Islandaises grassouillettes voire carrément grosses.
Et puis quand même : en général, quand les Islandaises grossissent, elles grossissent bien. Plutôt en épaisseur, donc ça leur fait des gros seins !

J'ai remarqué que dans les supermarchés, le rayon sucrerie est mis en valeur : à l'entrée du magasin !

Bonus, c'est la preuve vivante qu'on peut être une grande chaine et arborer la tronche d'un cochon complètement défoncé sur son logo. Bonus, c'est aussi l'assurance des prix les moins chers de l'Islande, à égalité avec les chaines Netto et Krona, m'a-t-on dit.


J'ai gouté au skyr, un yaourt très épais typiquement islandais. Très bon.

Le skyr, avec sa petite cuillère en plastique. Celui-ci était aromatisé à la framboise, et on trouve d'autres parfums...

Là-bas, ils ont des trucs chocolatés de la marque Sirius. J'ai gouté, et ben je crois que c'est le plus mauvais chocolat que j'aie jamais gouté :-( . Cela ressemblait à du chocolat au lait.

Les Islandais mangent beaucoup de hot-dogs. À 300 ISK le hot-dog (pas cher !), je n'ai pas pu m'empêcher d'en prendre à plusieurs reprises.

Je suis allé dans un restaurant nommé "73", ils m'ont servi un hamburger, un GROS hamburger, mais à y repenser, c'était pas terrible :-( .

J'ai essayé une pizza au homard. Le concept était intéressant ; la réalisation aurait pu l'être aussi s'ils n'avaient pas eu la fichue idée de rajouter de l'ail qui masque le gout ! Avec de la crème fraiche à la place de l'ail, le gout du homard aurait pu être mis en valeur...

La pizza au homard.

Dans un village paumé nommé Reykholt, j'ai pu gouter à du macareux. Très fade ; heureusement, il y avait une bonne sauce au fromage, ainsi que des herbes aromatiques.

Le truc qui m'a le plus plu, c'est ça :


Le pain à la soupe ! Assez bon marché (1500 ISK, soit 11 €), très consistant, je me suis plu à manger cette soupe aux asperges, à croquer dans le pain imbibé de soupe... Comme un plat montagnard !

J'avais voulu entrer dans un restau nommé "La maison du homard" ("Humarhusid"), mais je me suis senti terriblement mal à l'aise avec tous ces tableaux d'artistes peintres, ces lustres, ce serveur à l'air guindé... Trop luxueux, trop bourgeois, ce n'était pas pour moi. Si j'étais venu avec une petite amie qui aime bien ce genre de cadre, je l'aurais invitée, j'aurais payé pour elle, et j'aurais pris plaisir à la voir prendre plaisir à ce repas.

En Islande, je n'ai pas trouvé de mouton. Dommage, c'est ma viande préférée.
Bon, OK, pendant ma randonnée, j'aurais pu :
-trouver un pré de moutons ;
-franchir la clôture ;
-rattraper un mouton qui me fuit ;
-le mordre à la gorge ;
-le tenir fermement jusqu'à sa mort ;
-sortir mon couteau ;
-le dépecer ;
-le bouffer tout cru, tout chaud !
mais... non ^_^ .

Quand on pense Islande, on pense poisson. Las, le seul poisson que j'ai trouvé en grande surface était soit du poisson sec hors de prix (1000 ISK pour 150 g), soit... euh... des énormes sacs surgelés encore plus hors de prix, il me semble.
En même temps, j'aurais pu :
-me jeter à la mer


Du poisson sec. Très, très sec.

Avis aux cuisiniers de talent ! Allez donc en Islande prêcher la bonne parole de la cuisine de qualité !

À noter que sur le camping de Reykjavik, y avait comme un espace gratuité. Un aliment en trop ? On dépose ! Besoin d'un truc pour manger ? On regarde, on prend !
Et on faisait ça aussi pour les bouteilles de gaz !

Islande 2012 : Les transports

J'aurais bien voulu venir en Islande en bateau, depuis la Bretagne, par exemple. Malheureusement, aucun port français ne dessert l'Islande : il m'aurait fallu aller au Danemark !
J'ai donc dû prendre l'avion, avec beaucoup de plaisir quand même ^_^ .

Je suis arrivé à l'aéroport international de Keflavik, situé à 50 km de la capitale Reykjavik. J'ai dû prendre un foutu bus à 2000 couronnes islandaises (environ 14 €) pour mettre mes pieds dans la capitale qui fait environ 200 000 habitants.

Cette capitale est vaste : le deuxième jour, j'ai perdu un temps fou à faire des allers et retours pour trouver un bruleur (6000 couronnes, la saloperie, soit environ 40 € !) ; j'aurais dû prendre le bus !

À Reykjavik, le ticket de bus coute 350 ISK (ISK=couronne islandaise), soit entre 2 € et 3 €. Heureusement, il y a des forfaits à 2000 ISK pour trois jours (14 €), je m'en suis servi lors de la seconde partie de mon voyage ^_^ .

Le troisième jour, j'ai pris un bus touristique vers les chutes d'eau Gullfoss. J'ai dû claquer environ 7000 ISK pour ça. Il y avait des commentaires en anglais auxquels je ne comprenais goutte ou presque, le bus s'est arrêté à Thingvellir, à Geysir, puis à Gullfoss.

À chaque fois, on nous laissait un peu de temps pour visiter.

Une fois à Gullfoss, je commençai à marcher à pied jusqu'à Reykjavik, en passant par la deuxième (oui, deuxième, on me l'a confirmé sur place) plus puissante centrale géothermique du monde, Hellisheidi. J'avais une carte sur laquelle j'ai beaucoup compté, la boussole et la longue vue m'ont été quasiment inutiles.
À pied, dans cette zone du sud-ouest de l'Islande, on va tellemement lentement qu'on a l'impression que les paysages, c'est tout le temps pareil.
Au début de ma rando, y a des gens qui passaient en voiture, qui se sont arrêtés et ont proposé de me prendre en stop ! Foutre non, je voulais marcher !
Seulement voilà, je me suis rendu compte que j'avançais très lentement, j'avais peur d'arriver à Hellisheidi et de ne pas pouvoir la visiter, dimanche oblige.
Du coup, le troisième jour, je cherche à me faire prendre en stop.

Les Islandais ont pour la plupart des grosses voitures. Souvent des 4x4. Faut croire qu'il y en a besoin, tellement les routes sont accidentées ! En campagne, il arrive que ce soit limité à 40 km/h. L'hiver, les routes sont impraticables (la neige !), du coup, à l'intérieur du pays, on voyage par avion.

J'ai finalement réussi à me faire prendre en stop, et à retourner à la civilisation dans la ville de Selfoss. Ça faisait du bien ! Je pus enfin voir les paysages devenir mobiles, les montagnes qui défilent, finie l'impression de paysage répétitif ! Et même pas mal aux pieds ni au dos ! C'est là qu'on se rend compte que la voiture a été un réel progrès.

Le lendemain, un samedi, je pars pour Hellisheidi, puis Reykjavik. À Selfoss, après une longue attente, une femme toute seule me prend en stop. Je n'avais pourtant pas l'air très accueillant : cheveux longs et crasseux, veste noire de gros métalleux, et pas douché depuis trois jours ! Je pense que le fait que la criminalité soit quasiment inexistante en Islande rend les gens beaucoup moins méfiants.
Très sympathique, elle m'a emmené à Hellisheidi, dans la région très géothermique (de la fumée qui sort du sol !) de Hveragerdi. Visite, puis retour à Reykjavik.

Je dois admettre que les automobilistes islandais sont très déférents envers les piétons. En France, les exigences du permis de conduire sont élevées ; il est possible qu'en Islande, elles le soient encore plus.

À la fin du voyage, je suis allé me baigner au Blue Lagoon : là encore, j'ai dû claquer genre 8000 ISK. À moins de ruser, les transports sont probablement ce qui coute le plus cher lors d'un voyage en Islande...

Islande 2012 : Carnet de voyage

Bonjour à tous.

Dans la création de ce carnet de voyage numérique, je recourrai à la fois à mes notes papier et à mes nombreuses photos.

Le texte étant particulièrement long, plutôt que de raconter les choses en suivant le fil du temps, j'ai réparti la matière en différents thèmes.

En espérant vous distraire, ou qui sait, vous inspirer, par ce récit d'un voyage à 66° Nord.

Corentin Charousset

Rubriques :

  •  Les transports
  •  La nourriture
  •  Les paysages
  •  Les gens
  •  La capitale
  •  La météo
  •  Les centrales électriques
  •  La faune et la flore
  •  Les musées 
  •  Les bains 
  •  La langue 

11/28/2012

One more step and -One more step...

Ce soir, alors que j'allais en centre-ville, une femme réelle me dit :

"Moi, quand je fais des maths, j'ai l'impression de danser !...".

Ah, les joies des rencontres le long d'une ligne de tram... :-)

11/20/2012

I'm just stupid, seriously... :-(

Bon.

Là je crois avoir compris un truc.

Ça fait longtemps que je cherche à sortir avec une fille sans y arriver. À chaque fois, sauf une, je voulais sortir avec la fille, et elle non.

Attardons nous sur le cas spécial. C'était lors d'un séjour linguistique à Dublin, j'avais 15 ans. D'ailleurs, j'étais moins beau que je ne le suis aujourd'hui. J'étais dans une école avec des élèves français et espagnols. À un moment, j'étais au musée de la Guiness (Oui, il y a un musée de la Guiness à Dublin !), et là, une Espagnole de ma classe vient vers moi, me dit "I love you.", me fait un bisou sur la joue et s'en va.
Je ne l'ai pas engueulée, je ne lui ai rien dit, en fait. À ce moment-là, j'étais tout seul, et elle, elle était dans un groupe d'Espagnols.
Cette fille, je ne lui avais quasiment pas parlé... :-s Plus tard, elle est revenue me voir, et elle m'a dit, et répété, qu'elle m'aimait, elle m'a fait des câlins, elle m'a dit que j'avais de beaux yeux... Et j'ai refusé ses avances.

Plus tard, je me suis dit que j'ai été con de refuser : du coup, je me suis dit : "Si jamais y en a une qui me propose, je dis oui !".
Par la suite, je me suis mis à regarder pratiquement toutes les femmes de mon âge comme des petites amies potentielles... Étaient exclues celles avec lesquelles je ne pouvais pas communiquer (problème de langue...), celles avec lesquelles je ne pouvais pas m'entendre (intolérantes, racistes, haineuses...), les thons imbaisables, et peut-être d'autres cas très particuliers qui ne me viennent pas en tête.

Seulement voilà, je crois avoir compris un truc, aujourd'hui : c'est en ayant cette attitude de voir quasiment chaque femme comme une petite amie potentielle que je trouve le moyen de les faire fuir, et si elles fuient, forcément, elles deviennent pas petites amies...
Y a au moins 7 cas où ça a dû se passer comme ça.

Et dire qu'il m'a fallu 6 ans pour le comprendre... En même temps, personne ne me l'a dit ! Les commentateurs étaient bien trop occupés à me dire des "C'est de ta faute.", "T'es trop sale.", "Aucune fille ne voudra jamais sortir avec toi." , ou dans un registre plus sympa : "On finit toujours pas trouver chaussure à son pied :-) .", "Tu es quelqu'un de spécial et c'est pour ça que tu as du mal à trouver, mais si tu trouves, ça aura plus de chances de marcher qu'avec les autres parce qu'il y aura plus d'affinités entre vous.".

Putain, faut toujours que je comprennes tout tout seul... Et qu'est-ce que je suis lent, en plus... M'enfin, Einstein était bien un peu dans le même cas, ça l'a pas empêché d'être un bon chercheur.

Bon du coup, je fais quoi, là ? Ah oui, j'applique...

Ah oui sinon, jeudi j'ai prié Dieu de me faire tomber une petite amie du ciel, ça fait 5 jours que c'est passé et ça n'a toujours pas marché, je crois que la prochaine fois je ferai appel à Chronopost ^_^ .