5/27/2026

J'ai été discriminé à l'embauche

Quand je cherchais du travail en Espagne, personne ne répondait à mes mails, et quand je les avais au téléphone, ils bredouillaient en faisant des phrases trop longues et trop compliquées.

En Allemagne, 40 % des mails trouvaient une réponse, toujours négative à deux exceptions près. La première, c'est celle d'une entreprise qui recycle du photovoltaïque : 200 € par mois pour 40 heures de travail par semaine plus des heures sup'. Ça s'appelle de l'esclavage. La deuxième, c'est celle d'un job d'intallation de photovoltaïque, 20 € l'heure... Pas de contrat de travail. Impossible de trouver un logement.

Et je ne vous parle même pas de la France, où j'ai passé un entretien pour faire prof de maths... J'étais terrifié à l'idée d'être rejeté, je n'avais aucune confiance en moi. Je partais du principe (qui allait une fois de plus être vérifié) que personne ne voudrait jamais de moi.

Je n'étais pas nul ! J'étais discriminé à l'embauche.

"Personne ne voudra jamais de moi." : en amour comme au travail, cette affirmation s'est avérée vraie jusqu'à 2024 : j'ai trouvé une copine, j'ai déposé un brevet sur du photovoltaïque avec le Fraunhofer Institut de Freiburg en Allemagne.

Reste à échapper aux griffes de ma mère et à m'émanciper en reconstruisant mon autonomie à l'étranger 😃.

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Rappelez-vous : on a le droit de dire des conneries, mais au bout d'un moment, il faut se rendre compte que c'est des conneries et arrêter de les dire.