10/04/2015

Grèce 2015 : La situation économique

La situation économique en Grèce est très dure. Elle est de pire en pire. Cela vient du fait que des sacrifices sont faits dans les services publics pour payer la dette de l'État, ainsi que de la situation générale de crise économique.

Le taux de chômage est très important. Les gens peuvent cumuler plusieurs boulots car un seul, ce n'est pas assez. Le salaire est souvent de 400 € par mois...
Il y a une loi de limitation de temps de travail, mais elle n'est pas appliquée. Si vous travaillez 8 h par jour, vous êtes payés pour 4 h. Un salarié dans un studio tatoo à Santorin travaillait 14 h par jour...

Les magasins étaient ouverts le soir. C'est pratique pour le consommateur, mais c'est difficile pour les salariés qui doivent travailler avec des horaires de ouf...

Un homme m'a dit à Exarcheia : "We are modern slaves." (Nous sommes des esclaves modernes.). Cela résume bien la situation...

Grèce 2015 : La politique

Selon le guide du Routard, la Grèce a le coeur à gauche. C'est chose confirmée quand on sait que l'union Syriza, l'équivalent du Front de Gauche, a gagné les élections en janvier 2015.

La Grèce subit de plein fouet la crise économique. Dans l'objectif de payer la dette de l'État, les services publics comme la santé, l'éducation, sont sacrifiés... La tuberculose, maladie que l'on croyait disparue, est réapparue suite aux "coupes" (supressions budgétaires) que l'État a fait à la santé.

En situation de crise, les Grecs sont tentés de voter pour les extrêmes. La parti nazi Aubé Dorée progresse, la formation Syriza progresse, tandis que les équivalents du PS (parti social-traître) et du PCF (parti stalinien) chutent.
Cela nous mène à la venue au pouvoir de Syriza en janvier 2015. Pour ma part, je suis en désaccord avec la volonté d'Alexis TSIPRAS, le chef de Syriza, élu premier ministre, de négocier la dette de l'État avec l'Union Européenne.

La Grèce doit-elle payer la dette de l'État ? Suivant un point de vue impératif catégorique, oui, car une dette doit être remboursée. Suivant un point de vue conséquentiste, non, car cela rendra le peuple plus pauvre et n'enrichira qu'une minorité de riches banquiers. Dans cette problématique morale, j'opte pour la vision conséquentiste et estime que la Grèce ne doit pas payer la dette.

À l'intérieur de Syriza aussi ça gueule contre Tsipras... Des dissidents ont formé le parti Laiki Enotita (Union Populaire).

Alexis TSIPRAS avait soumis à un référendum un plan économique. Le peuple grec, voyant là un nouveau plan d'austérité, a voté non. L'austérité, en politique ça veut dire "privations".

Alexis TSIPRAS, n'ayant pas obtenu ce qu'il voulait, a démissionné. Pour une raison que j'ignore, il s'est représenté ; est-ce que l'un de vous sait pourquoi ?

Ce qui est sûr, c'est que je suis arrivé en Grèce en pleine période électorale, que le scrutin avait lieu le dimanche 20 septembre et que Syriza et Tsipras ont obtenu l'assemblée et le poste de premier ministre qui étaient en jeu. La participation a été de 50 %.

À Santorin, un travailleur dans un studio tatoo m'a dit qu'avec la crise économique, les gens devenaient fous et étaient tentés de voter pour les nazis d'Aube Dorée. Il a dit qu'Aube Dorée pourrait gagner une prochaine élection.
Lui et une femme discutaient la veille de l'élection pour qui ils allaient voter. Constatant que les politiciens ne font jamais ce qu'ils ont dit, ils ne savaient pas encore...

À Athènes dans le tramway, un magistrat m'a expliqué que Syriza n'était pas tant à gauche, que c'était juste à gauche. Quant à la formation trotskyste Antarsia, il la disait comme étant "far left" (gauche lointaine). Les trotskystes, ce sont des communistes qui s'opposent aux dictatures héritées du régime stalinien. Antarsia a fait un score très faible...

Le 18 septembre, dans le bateau pour Santorin, j'ai regardé la télé (une chaîne s'appelant ANT 1). Il y avait les publicités pour les partis candidats. Naturellement c'était en grec donc je ne comprenais rien.  J'ai cru remarquer sur cette chaîne des vidéos satiriques (car voix fausses et rigolotes), qui se moquaient de tout le monde, sauf d'Alexis TSIPRA. Certaines personnes se rangent toujours du côté des plus forts, même si ce ne sont pas les meilleurs...


Affiche pour le discours de Tsipras à la place Syndagma.

Banderole pour Syriza.

Affiche du KKE, le parti stalinien.

Une affiche d'Antarsia, parti trotskyste.

Grèce 2015 : Les animaux

En Grèce il fait chaud, certains animaux aiment se reposer à l'ombre... J'ai senti que la dictature de la fourrière était moins forte qu'en France : on y croise plus d'animaux errants, sauvages.

Un chaton au Pirée ! Un peu crado, mais très affectueux.

Un chien qui se repose à Santorin.

Dans les ruines de l'agora, des fourmis. Remarquez comme leur tête est grande par rapport au corps... (Mais si, cliquez siur l'image pour zoomer !) Par rapport à leur taille, elles ont un plus gros cerveau que nous !

De beaux perroquets à vendre dans une animalerie. Je connaissais une famille où le perroquet sifflait l'air de la chanson "La Grosse Bite à Dudule". Les perroquets, ça répète ce qu'on leur apprend...

Une tortue de terre ! Un animal qui peut vivre pendant plusieurs centaines d'années... Si on pouvait les faire parler, qu'est-ce qu'ils en raconteraient, des choses !

Grèce 2015 : La nourriture

En Grèce, on ne mange pas si mal ! Les magasins étaient pleins de victuailles, c'est juste que les Grecs sont trop pauvres pour acheter des choses. Faisons un tour du garde-manger du pays...

Une part de tourte à l'épinard et à la feta. Une des meilleures choses que j'aie mangées. En plus, un bâton de pain au sésame est offert !

Le genre de choses que l'on peut trouver dans une boulangerie. Le fromage n'est pas de la feta, il est plus gras (donc meilleur).

Un calmar grillé ! Assaisonné avec du citron et des fines herbes. Un peu gluant, mais appétissant !

Pita gyros, ou une galette garnie de viande hachée, de frites, de salade, d'oignons, de tomates et de sauce tzatziki. À mon avis, le mot "gyros" vient du mode de cuisson de la viande : une colonne tournante à côté d'une plaque chauffante. Et un truc comme ça, ça vaut entre 2 et 3 euros !

Le pastitsio. Des macaronis, de la viande hachée et de la béchamel. J'ai été un peu déçu... je suis tenté d'un faire un mieux façon maison.

En Grèce, l'eau est loin d'être toujours salubre. Il était hors de question que je boive l'eau d'un ruisseau dans les îles.
À Athènes, j'ai acheté une bouteille d'eau gazeuse... dégueulasse ! Dans la composition minéralogique, il était écrit As (arsenic) et Po (polonium), sans précision sur la teneur en mg/L. Craignos quand on sait que l'arsenic est un poison et que le polonium est radioactif !
Dans l'hôtel à Santorin, j'ai bu l'eau du robinet... dégueulasse. Encore pire que l'eau que j'ai bue en Islande.

Du green cola. Je ne vois pas ce qu'il a de différent...

De la bière Mythos. J'ai trouvé ça moyen.

Grèce 2015 : Les hôtels

Au départ je cherchais à dormir à Athènes gratuitement chez l'habitant, utilisant le site web couchsurfing... Malheureusement, les personnes sollicitées vivaient avec leurs parents, avaient trop de travail ou étaient simplement parties ailleurs... J'ai donc dû utiliser un hôtel bon marché situé en centre-ville.

À Athènes : Zeus Hostel à 11 € la nuit.
À Santorin : Petra Nera Hostel à 33 € la nuit.

Je suis parti au mois de septembre. Si j'étais parti en juillet ou août, je présume que cela aurait été plus cher...

Au centre-ville d'Athènes, le Zeus Hostel.

Une peinture dans le Zeus Hostel. Elle est de mauvaise qualité, le nombre de "carrés" dans la tablette de chocolat n'est pas le bon.

Une autre peinture dans le même hôtel. Là aussi, on peut critiquer : le pli des seins n'est pas au bon endroit...

La nuit à Santorin, quand je suis arrivé là, je me suis dit que c'était trop luxueux pour un hôtel à 33 euros la nuit... Je suis quand même rentré : c'était le bon ! Mieux vaut faire que ne pas faire !

Bureau, frigo... je n'en demandais même pas autant.

Et il y a même une terrasse !

Et une piscine !

Mon principal regret dans l'hôtel à Santorin, c'est de ne pas avoir partagé mon lit avec une femme que j'aime...