8/01/2017

Espagne : La cuisine

L'Espagne a une culture culinaire insuffisante. Ils mangent beaucoup, gras et sucré, donc ils sont gros et indésirables. Les jeunes se gavent de junk food, toutes ces merdes qui pullulent dans les bazars... Aux îles Vanuatu, ils ont interdit la junk food et décidé qu'on ferait 100 % d'agriculture bio.

Je ne suis pas scatophile, je ne vous parlerai pas de ces immondices... Car après tout, l'Espagne a une culture culinaire. Celle de la diète méditerranéenne, qui est leur idéal. Celle des tapas, conviviale. Ils te servent une tapa, un verre de vin, une tapa, un verre de vin... Du grignotage, mais c'est de la vraie cuisine.

À Almería, on trouve une tapa à 1,7 €. C'est un apéritif, le but c'est d'en prendre plusieurs, de varier les goûts. Jetons donc un oeil sur la culture culinaire de l'Espagne...
Granada, restaurant moins cher que d'autres, mais avec une cuisine soignée. Un super sens du service, ils mettent une fleur sur la table pour faire plaisir !

Tapa de pulpe frit avec un verre de vin. Le vin rouge de cette enseigne est délicieux.
 
  
Tapa de champignons. Je préfère les champignons de Paris aux cèpes...

 
Tapa de frai. Ça ressemble à un pénis, mais ce n'est pas un pénis. En fait, c'est un sac d'oeufs de poisson.

 
Tapa de langoustine. L'intérieur de la tête est noir, c'est ce qu'il y a de meilleur.


 
Tapa de rognons, avec des oignons.
 
 
Tapa de tortilla avec du jambon. Soyez sérieux, les chips n'ont rien à faire là.
 
 
Tapa de trifasico. Pain, oeuf, thon, jambon, fromage.
 
 
Tapa de fromage. Pain, fromage, fines herbes, marmelade.

Gros morceau de jambon de montagne.

Avec une telle chaleur, on a envie de manger des glaces !

Un vrai soulagement :-) .

Espagne : L'énergie solaire

L'Espagne est le premier pays au monde dans l'énergie solaire à concentration. J'ai donc naturellement fait mon stage dans ce domaine, dans ce pays.

En 2014, l'Espagne possède 43 % d'électricité renouvelable. 69 % ont déjà été atteints lors d'une bonne saison. De tels chiffres imposent le respect.

Les crêtes de montagnes sont recouvertes d'éoliennes. Le long d'une route, vous croiserez sûrement une centrale solaire photovoltaïque, ou cylindro-parabolique. Ces systèmes font partie du paysage.

Permettez-moi de structurer mon propos en parties.
  • La tour solaire Gemasolar
  • Le solaire photovoltaïque
  • La cuisine solaire
  • L'eau chaude solaire
  • Thermique et électrique : deux réseaux à séparer
La tour solaire Gemasolar


La tour solaire Gemasolar possède une esthétique certaine. Vue pour de vrai, elle offre une impression futuriste.

À quoi sert-elle ? À faire de l'électricité.

Comment ? Il faut un soleil sans nuages. La lumière du Soleil est concentrée grâce à une multitude de miroirs, qui possèdent un système de suivi individualisé. Elle chauffe un sel fondu à des températures de plusieurs centaines de degrés Celsius, puis s'ensuit un système de machine à vapeur, une turbine et un générateur.

Un système de stockage thermique permet à la centrale de produire 20 MW d'électricité jour et nuit, de mai à novembre.

Spectaculaire, la tour est encore plus impressionnante pour de vrai.

Je pense que les technologies les plus simples sont celles qui durent le plus longtemps.

La tour a un rendement surfacique de l'ordre de 5 %.
Le photovoltaïque de qualité (20 %) couplé à un système de stockage hydraulique (80 %) donne un rendement de 16 %.
Le photovoltaïque est donc plus rentable que la tour. En plus, avec l'hydraulique on peut stocker l'énergie pour l'hiver...

Nous sommes encore au stade de la nébuleuse. Une minorité de technologies survivront. Bien qu'esthétiques, les tours solaires sont trop complexes et appartiendront, d'ici 1 000 ans, à l'histoire des sciences.

Le solaire photovoltaïque

Le photovoltaïque, ou solaire électrique, est donc compétitif par rapport à la tour.

La Terre reçoit avec la lumière du Soleil plus de 10 000 fois l'énergie que l'humanité consomme. L'énergie solaire est la plus abondante, mais c'est aussi la plus difficile à aller chercher.

Tandis qu'une éolienne de jardin aura probablement une productivité décevante, un toit et une façade généreusement recouverts de photovoltaïque suffisent à alimenter une maison. Sauf en hiver. Sauf dans les régions polaires.

Il faut juste se démerder pour avoir un système de stockage, qui restituera le surplus pendant la nuit. Une fois le système posé, il sera silencieux, mais actif : il transformera la lumière du Soleil en électricité. L'entretien est faible (coup de chiffon tous les 3 mois). Au final, on gagne plus que ce qu'on dépense. C'est un investissement pour une électricité propre et renouvelable.
D'une pierre deux coups : ici, le photovoltaïque produit de l'électricité et fait de l'ombre aux voitures.


Dans le désert, un énorme champ de photovoltaïque.

La cuisine solaire


Le système arrondi que vous voyez dans ce cliché est une parabole solaire. C'est un miroir qui, orienté face à un soleil sans nuages, concentre la lumière sur un plat et permet de faire la cuisine. Un tel système est très réactif et monte jusqu'à plus de 200 °C.

La paella cuisinée grâce à la parabole solaire.

La ressource est gratuite, le système est propre et renouvelable. La parabole atteint des rendements de 85 % et si elle est suffisamment grande, peut chauffer jusqu'à plus de 3 500 °C.

L'eau chaude solaire


Le système que vous voyez ici est un panneau photothermique. C'est un panneau solaire thermique qui monte facilement à 80 °C, sa température d'affinité. On ne fait pas la cuisine avec, mais si on le couple avec de l'eau froide, ou si on attend le soir, on peut prendre la douche, faire le ménage.
Il faut l'orienter vers l'horizon, pour éviter la surchauffe en été, arracher les calories en hiver.
Si le ballon d'eau chaude était peint en noir, il chaufferait beaucoup plus facilement.


Tout comme la parabole, il atteint des rendements de 85 %.

Thermique et électrique : deux réseaux à séparer

Tout comme mon maître de stage, je pense que l'énergie solaire à concentration est plus intéressante pour la thermique. Le problème c'est que les réseaux de chaleur ne s'étendent pas sur plus d'1 km ; il faut donc travailler sur les caloducs de façon à transporter la chaleur sur de très longues distances.

Le thermique et l'électrique doivent être séparés, sous peine de connaître des pertes de rendement très lourdes.

Passer du thermique à l'électrique : environ 60 % de pertes.
Passer de l'électrique au thermique : environ 84 % de pertes.

Passionné de technique, je n'ai pas de jugement définitif. Mais je pense que les systèmes qui ont le plus d'avenir sont :

  • le photovoltaïque pour l'électricité ;
  • le photothermique pour l'eau chaude ;
  • la parabole pour les hautes températures.

À vous de vous renseigner sur les différentes sources d'énergie, pour savoir quelles sont leurs qualités et défauts. Je recommande les énergies renouvelables comme solution à la crise, avec un vent d'espoir ! :-)

Espagne : Marinaleda

Marinaleda est un village réputé pour être une utopie politique et économique. Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que le village n'est pas beau. Ils ont réussi leur coup après la chute de Franco, arrachant les terres, partageant la propriété et le pouvoir... Mais ils sont mal éduqués et à bien des égards, le village est tout-à-fait banal.
Mettre le bistrot à-côté de l'auto-école : un tel niveau de connerie, il fallait oser ! Dans un autre bistrot, un vieux monsieur alcoolisé a voulu faire le chauffeur... J'ai refusé de monter, et il s'est mis à tourner dans tous les sens, du vrai n'importe quoi ! Construisez des écoles !

L'église de Marinaleda.

L'oliveraie de Marinaleda.

Ah ben oui quand la coopérative des olives s'associe à une des religions les plus pourries qui existent, ça donne pas envie d'y vivre !

Une des plus belles maisons de Marinaleda.

Mur de libre expression. Réversible, il suffit de passer un coup de peinture. J'apprécie :-) .

Salle de concerts à Marinaleda.

Rue Ernesto Che Guevara. Toute une culture !

 
Musculation low-cost. Tout-à-fait banal en Espagne.

Un amphithéâtre. Attention, la démocratie est incompatible avec la politique spectacle centralisée.

Parc naturel. "Fais attention à la Nature, améliore ton futur." Allez plutôt voir l'article sur l'oasis.

Dans un bistrot, j'ai eu droit aux toilettes turques, sans lumière, sans verrou.

Espagne : L'oasis (Los Molinos del Río Aguas)

Le hameau Los Molinos del Río Aguas est une oasis à proximité de Sorbas, dans le désert de Tabernas. L'ambiance y est plutôt calme, avec un air d'écologie.

Pour des raisons de commodité, je me référerai à ce hameau comme "l'oasis".

Le village vit de l'eau du fleuve Aguas.
L'eau chaude et le chauffage pour la cuisine viennent de l'énergie solaire.
La nourriture est produite localement suivant les règles de l'agriculture bio, c'est-à-dire en respectant l'environnement.
Le village utilise l'électricité solaire avec un système off-grid, c'est-à-dire hors réseau.

Tout cela est bien joli, mais il y a un problème : le travail n'est pas payé !

Entrée de l'oasis.


Les paysages sont splendides.

Les abeilles aiment cet arbre.

Cette éolienne produit trop peu d'électricité. Sa valeur est psychique.

Des cactus. Comment on fait pour les cuisiner ? :-)

 
L'école pita. La pita est une agave qui pousse dans la région.

Épées en bois.

Objets artisanaux sculptés dans le bois de pita.

Il y a du gratuit et du payant.

Cultures. On recherche une harmonie avec la nature. La merde et les résidus de nourriture vont au compost. L'urine pure sert d'herbicide. Diluée, elle jouera le rôle de compost. Les arbres et les plantes cultivées cohabitent : on recherche la diversité. Il y a un système de rotation des cultures : chaque année, on cultive une plante différente, en suivant un cycle.

J'ai réussi à prendre une photo de gens ! :-) Ci-dessus, Isa et George, de passage à l'oasis.

La façade blanche chasse le rayonnement, donc la chaleur. Le noir, au contraire, absorbe le rayonnement. Prenez un ballon d'eau chaude, peignez-le en noir et mettez-le face au soleil, vous avez de l'eau chaude solaire low-cost !

De la fantaisie, de la peinture, de l'art !

Toit de la cuisine. Au premier plan : parabole solaire. Avec un bon soleil sans nuages, elle chauffe jusqu'à plus de 200 °C en concentrant la lumière au foyer. À l'arrière plan : panneau photovoltaïque. L'oasis utilise l'électricité solaire, avec des batteries pour pouvoir récupérer le surplus pendant la nuit.

Ils ont réussi à me faire manger ça ! Paella végétarienne. Cuisine conviviale à prix libre.

 
Non à la guerre. Sur le principe, je suis d'accord...

Une seule solution : l'éducation !

Racines du mouvement.

 
Liste de choses à faire.

Des toilettes plus évoluées qu'à Marinaleda ! On sépare le pipi du caca. Le caca sert au compost, comme engrais. Le pipi sert d'herbicide, sauf si on le dilue, auquel cas il sert aussi de compost. Les filles (qui ont des règles) sont informées que le sang est riche en fer et servira à nourrir le sol. Par ailleurs, un ingénieux système de cloison permet de voir l'extérieur quand on est à l'intérieur, mais pas l'inverse. Un schéma pour vous expliquer.



         
Et oui, les toilettes de l'oasis ferment à clé !


La pompe utilise l'énergie gravitationnelle d'un bassin d'eau en hauteur pour amener l'eau le long d'un canal. Les canaux souterrains et à ciel ouvert construits par les Maures il y a environ 1 000 ans ont été mis à profit dans le système d'eau du village.

 Le fleuve Aguas.