2/27/2017

Personne ne m'aime

Puisque je cherche à être moins intello, et plus humain...

Le poème qui suit a été publié par un certain Darkwriter sur le site poeme-france.com. Globalement, je m'y retrouve.

Pensons à tous ces enfants orphelins, à tous ceux qui ont été abandonnés par leurs parents, à tous ceux qui ont eu la malchance d'avoir des parents qui n'ont rien à foutre d'eux.
Pensons aux amitiés brisées, à tous ceux qui ont perdu un ami à cause de la guerre, à tous ceux qui ont déménagé et qui ont perdu leurs amis, par la distance, la négligence, l'oubli.
Pensons à tous ces amoureux dont le coeur a été brisé par la perte de leur partenaire, séparés par la mort, la peur, l'infidélité.

On est jamais trop aidé dans la vie. (Vous pouvez prononcer les liaisons.) On croit souvent qu'on a plein d'amis, puis quand on est dans la merde, on se rend compte qu'on n'en a pas assez.

Alors pour une fois, peut-être que nous pourrons faire preuve d'amour...

J'ai corrigé les quelques fautes de langue. Ci-dessous, le poème en question.

Personne ne m'aime
Personne ne m'a aimé
Et personne ne m'aimera jamais
Voilà l'existence d'une personne blême
Tous ceux que j'aime me laissent
Et à chaque fois c'est un coup de poignard
Planté en plein coeur qui me blesse
Et me fait plonger encore plus dans ce noir
Il va falloir que je m'habitue à une vie de solitude
À une nuit sans lune
Un solitaire renfermé sur lui-même
Qui ne fera rien de sa vie
Car il n'aura pas d'amis
Il ne fera que se morfondre sur un thème
La vie d'une personne qui saigne
Cette même personne qui écrit ce poème

2/03/2017

Pourquoi je préfère le Sud de la France ?

J'ai toujours eu mon côté méditerranéen. Quand j'avais 5 ans je répétais les gros mots que disait mon père ("Putain ! Chier !"), quelques années après j'étais habitué aux repas de famille où c'était celui qui gueule le plus fort qui a le monopole de la parole. Même si je cherche aujourd'hui à être calme, simple et posé, il est manifeste que de telles habitudes sont restées, car la sincérité finit toujours par sortir.

Pourquoi je préfère le Sud de la France ? Il y a plusieurs raisons à cela.

Le Nord, à l'instar de l'Angleterre, est marqué par une culture de la plaine. On fait des champs, on s'habitue à la facilité. Y a pas d'obstacle, l'esprit dominant conquiert tout et tout devient uniforme. Je préfère la culture de la montagne.

Au Sud, les paysages sont plus beaux. Les calanques vers Marseille, les gorges du Verdon, les montagnes enneigées des Alpes, les marécages de la Camargue avec les chevaux, les taureaux et les flamants roses en liberté, les vagues de Biarritz, les plantes grasses de la Provence, le chant des cigales, le charme des monts du Massif central, la puissance des canyons de l'Ardèche... On est loin des paysages de l'Ouest des États-Unis, mais on s'en rapproche.

Les gens sont plus chaleureux. À la violence froide, bourgeoise, des Parisiens, je préfère la violence chaude, prolétaire, des Marseillais. Si tout se passe bien ils vous inviteront à boire un petit pastis sur une terrasse, à jouer à la pétanque, à se poser un soir d'été dans un café ou un restau, prendre son temps, discuter, s'attarder... Les gens du Sud parlent plus fort. Leur accent lui-même exprime la puissance. On déclame lentement, articulant chaque syllabe, chaque mot sort à haute pression. J'ai déjà dit à une Marseillaise qu'elle avait de beaux seins, et elle m'a dit qu'elle ne se sentait pas offensée. Elle n'était pas susceptible...

Au Sud, il fait chaud. Et ça, c'est vraiment facile à apprécier. C'est peut-être pour ça que les gens sont aussi chaleureux.

Je suis allé en vacances à la Ciotat. C'est une ville charmante près de Marseille. Ci-dessous : photographie du port de la Ciotat. Admirez les couleurs.


1/19/2017

Tout va bien

J'avais l'impression de sentir, depuis des années, un poignard s'enfoncer de plus en plus profondément dans mon coeur. Souffrance d'amour. Mais ce poignard, je l'ai retiré.

Je me sens enfin libre.

La vengeance n'est pas morale. Elle est humaine. Et le fait d'avoir pris ma vengeance a libéré mon coeur. Je me sens plus léger. Mon coeur n'est plus cet organe torturé qu'il était dans le passé. C'est désormais un réceptacle, une belle pièce prête à accueillir quelqu'un.

J'ai enfin trouvé un stage en Espagne, dans le solaire à concentration. La ville n'est pas très belle, mais de penser au mode de vie convivial, à la facilité du contact physique, des rapports sociaux, ainsi que du succès que j'ai déjà eu auprès des femmes espagnoles, il y a, sans le moindre doute, de quoi réchauffer le coeur.


1/05/2017

La Belle et la Bête



Il est de vieux films de Disney pour lesquels je porte beaucoup d'affection. La Belle et la Bête en est un.

Plus qu'un dessin-animé, c'est un conte universel. Il existe dans plusieurs cultures. On le retrouve au siècle des Lumières, en France, sous la plume de Jeanne-Marie LEPRINCE DE BEAUMONT.

Car oui, la vraie beauté vient du coeur. De se dire, après tant d'années, que bien des adultes ne l'ont pas compris, font de La Belle et la Bête un film agréable à regarder, bien que je frise la trentaine.

De nombreux détails le rendent intéressant. La beauté des graphismes, qui vieillissent bien. La richesse de l'animation, fruit d'un long travail. Les nombreux gags, les chansons mouvementées, le dynamisme du film.

Je me reconnais dans plusieurs personnages. Tout d'abord, la Bête, naturellement. Il doit réussir à aimer une femme, et à s'en faire aimer en retour, nourri par le désespoir sur fond de romantisme dépressif. Ensuite, Belle. Elle est sensible et imaginative, a besoin de livres et se sent mal à l'aise au milieu des villageois ignorants. Ensuite, le père de Belle. Inventeur, il est comme tous les gens de ce métier à la fois fou et génial, la frontière entre les deux n'étant pas toujours évidente.

Chaque personne a un espace psychique... Avec des zones qui sont reliées entre elles. Comme les pièces d'un château. On peut en faire une carte. En ce qui me concerne, la souffrance d'amour ressemble à l'aile Ouest. Je préfère ne pas y aller.

Ils sont quand même très forts, chez Disney. Quand je regarde la scène finale où la Bête se transforme en prince, la musique, la charge émotionnelle du scénario, bref... j'ai versé des larmes. Une oeuvre d'art qui arrive à faire ça, il y a quelque chose.

Le chef d'oeuvre en question est désormais disponible sur Internet. Sorti en 1991, le film a subi de multiples modifications subliminales avec la version de 2002, qui a quasiment remplacé l'ancienne. On notera, parmi ces différences, la scène de danse : dans la version originale, les partenaires sont plus distants.

Si vous avez une heure et demie pour passer un bon moment... vous pouvez voir le film en streaming ici.

Puissiez-vous voir la beauté qu'il y a en moi :-) .

12/20/2016

Japon 2016 : Les gens

Ah. Les Japonais.

À Tokyo, j'ai demandé mon chemin à un inconnu. Il ne parlait pas anglais, mais il m'a rattrapé, il est passé chez lui imprimer une carte, il m'a passé sa soeur anglophone au téléphone, et au final, j'ai réussi à trouver mon hôtel.

Les Japonaises ont des seins de merde. Mais quand on connaît leur esprit, on leur pardonne.

Sincèrement, je ne sais pas comment les remercier. Je les aime.